Truite Armure

Un dessin un peu particulier puisqu’il a été réalisé dans le cadre de mon travail à l’Université, pour une UE ludique et originale dans laquelle les étudiants doivent décrire en détail l’anatomie d’un organe imaginaire et les mécanismes qui permettent son développement (génétique, signalisation moléculaire, croissance cellulaire etc.). En plus de ma fonction habituelle qui consiste à former les étudiants à la réalisation de posters scientifiques, j’ai cette fois proposé mes services d’illustrateur aux groupes qui souhaitaient agrémenter leur production de quelques éléments graphiques.

Le dessin ci-dessous est donc une collaboration inédite entre moi-même et un groupe de 5 étudiants: Charlotte Vézier, Dounia Zedira, Marianne Toure, Léo Debaene et Zoray Ozkalp; qui ont imaginé un étonnant animal du futur: la truite armure!

Truite armure (2020), encre sur papier.

Descendante lointaine de la truite arc-en-ciel Oncorhynchus mykiss, la truite armure est ainsi désignée en raison de l’important réseau de tubes cartilagineux qui lui couvrent les flancs et dont l’apparence évoque une carapace protectrice. Cependant, pour les chercheurs qui en ont étudié en détail l’anatomie, il ne fait aucun doute que la fonction de cet organe est va bien au delà de la défense contre les chocs. En effet, la forme des tubes, dont le diamètre alterne entre sections larges et fines et dont l’extrémité antérieure ouverte laisse entrer l’eau de la rivière, agit comme une sorte d’accélérateur hydrodynamique par mise en oeuvre de l’effet Venturi. La truite voit ainsi sa nage facilitée, en particulier lorsqu’elle remonte le courant de la rivière. On imagine donc aisément l’avantage sélectif apporté par l’organe, à la fois pour la chasse et pour la fuite face aux prédateurs.

Mais ce n’est pas tout! Car le réseau « Venturi » est connecté à une autre série de tubes, de moindre diamètre et organisés en collerette, qui y déversent un liquide frigorifique sécrété par un réservoir situé à l’arrière de la bouche. En plus de sa fonction hydrodynamique, l’organe apporte donc à l’animal un refroidissement des plus nécessaires dans une eau dont la température dépasse régulièrement les 21°C. Selon les experts, une des adaptations les plus spectaculaires au changement climatique qui altère depuis le XIXe siècle l’ensemble des éco-systèmes de la planète.

Rainette arboricole

Lorsqu’elle s’endort contre moi, ma fille aime se recroqueviller, bras et jambes repliés comme une petite grenouille des arbres. Voici donc un dessin, inspiré par ma fille, de la rainette de White Dryopsophus caeruleus, une grenouille arboricole d’Australie. Le tracé est à l’encre (feutre pinceau + rotring), la couleur est numérique.

Temps de travail: 5h30
– Crayonné: 3h
– Encrage: 2h
– Couleur: 30min

Au fait… j’ai réussi mon cours!

Avec ce mois d’octobre tout chamboulé, j’ai oublié de vous dire que j’ai bien obtenu mon certificat de validation du MOOC Natural History Illustration de l’Université de Newcastle! Je suis donc officiellement formé aux bases du dessin naturaliste et je n’ai aucun doute que ces nouvelles compétences seront mises à profit dans mes productions futures.

Stay tuned!

Ce dessin est important

Ce dessin est important pour moi. Non par le sujet, ni par la technique, et encore moins par le résultat final. Ce dessin est important car c’est le premier que j’ai réalisé depuis la naissance de ma fille, il y a exactement un mois, le 27 septembre 2019.

La pieuvre à anneaux bleus, un des animaux les plus venimeux au monde, aurait dû être mon premier modèle pour le challenge Inktober de cette année. Aurait dû, car comme vous pouvez le constater aujourd’hui, il n’y aura pas eu de dessin d’Inktober sur le blog et la pieuvre n’arrive qu’à 3 jours de la fin du challenge, qui plus est dessinée non pas à l’encre mais au crayon.

Ce dessin reste néanmoins important car il m’a prouvé qu’au milieu des couches, des pleurs et des biberons, j’étais encore capable de dessiner. Pas pour très longtemps, avec plusieurs jours voir semaines d’interruption entre deux sessions, par moments même avec ma fille lovée dans un bras et le crayon tremblant dans ma main libre, mais cela reste POSSIBLE. Je continuerai donc de dessiner, d’apprendre et de poster ici au rythme que me permettra mon nouveau travail de père.

Je vous dis donc à bientôt, là j’ai un biberon à préparer et un petit mammifère affamé qui m’attend.

MOOC Illustration naturaliste – semaine 6

Et voilà, dernier dessin est rendu! J’ai choisi une avocette élégante – Recurvirostra avocetta – réalisée à partir d’un specimen empaillé visible à la Grande galerie de l’évolution à Paris.

Je vais attendre la fin officielle du cours pour faire un bilan et vous dire si j’ai obtenu (ou pas) mon certificat, mais pour le moment je suis plutôt content. Ce n’est pas le chef-d’œuvre de ma vie, mais il y a beaucoup de positif. J’ai essayé d’incorporer un maximum de notions vues au cours de ces six semaines et je sens qu’avec de la pratique les choses vont continuer de s’améliorer.

Temps de travail total: 8h30
– Repérage, croquis et photographies de référence : 30min
– Dessins préparatoire (composition, proportions, volumes): 5h30
– Transfert et détails: 2h30

MOOC Illustration naturaliste – semaine 5

Paresseux tridactyle – squelette et musculature (partielle)

Cette semaine on a recherché des informations structurelles et anatomiques pour dessiner des mammifères plus réalistes. l’idée est de connaître le nombre et l’emplacement des articulations, la taille des différents grands groupes d’os et l’emplacement des muscles les plus importants.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas aimé du tout l’exercice. Ça me parait intéressant si on se concentre sur des animaux musclés à poil raz (chevaux, guépards etc.) mais dès que l’on s’attaque à quelque chose de plus gras ou de plus velu, les muscles ne donnent plus aucune indication de la forme et peuvent carrément induire en erreur. C’est le problème classique des illustrateurs qui tentent de reconstruire des visuels d’animaux disparus à partir de fossiles et j’ai trouvé ça frustrant. Un des objectifs de cette semaine était de préparer la structure de notre dessin final à rendre le 25 septembre, mais je ne pense pas que mon paresseux soit utilisable.

Il y avait un deuxième exercice, assez similaire, sur les oiseaux mais je n’ai pas eu le temps de faire celui-là. Si j’y arrive, je posterai de nouveau ici.

Mooc Illustration naturaliste – Semaine 4

Cette semaine, dessin noté de botanique. On continue avec les mêmes grands concepts que les semaines précédentes: des formes géométriques simples, des lignes claires et autant de notes explicatives que possible.

Cosmos sulphureus cav
Dessiné d’après photographies d’un specimen du jardin des plantes de Paris.

MOOC Illustration naturaliste – semaine 3

Cette semaine, on part sur le terrain pour apprendre à faire des carnets de croquis prendre des photos de référence.

Mais avant ça… CONTROLE! Rien de bien méchant en fait, juste un QCM aux réponses assez évidentes. Et comme c’était le seul élément noté cette semaine, ça me permet de gagner facilement des points pour passer la barre finale et obtenir le diplôme. C’est tant mieux d’ailleurs car pour le dessin de terrain je suis encore très mauvais. Pour la photo… on va dire que ça va mais comme je fais tout au téléphone je suis encore loin d’obtenir un prix National Geographic.

Voilà quand même quelques unes des images que j’ai produites:

Une punaise verte dans une fleur sur les côtes bretonnes. Si on me demandait une identification je dirai Carpocoris mediterraneus mais sans y mettre ma main à couper.

Même balade, encore des punaises, potentiellement la forme juvénile de la première.

Passion punaises toujours. Cette fois ce sont probablement des Graphosoma italicum, avec leur rayures sur le dos et points sur le ventre.

J’ai quand même dessiné un peu, il ne faut pas déconner. Mais surtout d’après photo car j’ai encore beaucoup de mal à faire des croquis rapides.

Je vais continuer à pratiquer les croquis de terrain. Si je réussis à produire quelque chose de satisfaisant, je reviendrai le poster.